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Le « mieux-être » à l’école : au-delà du bien-être, un engagement pour l’avenir

Depuis la crise sanitaire, la question de l’équilibre mental et émotionnel ne s’arrête plus à la porte de la classe. À l’occasion de la Journée internationale du mieux-être (15 avril) , l’ISFEC Bourgogne Franche-Comté s’interroge sur cette notion qui émerge avec force dans le monde professionnel et éducatif. Si le « bien-être » est souvent perçu comme un état de satisfaction immédiat et passif, le mieux-être se définit comme une démarche active et globale. C’est un processus conscient d’évolution vers un mode de vie sain, où le formateur, l’enseignant et l’élève ne se contentent pas d’être « bien », mais cherchent à cultiver leurs ressources pour s’épanouir durablement malgré les défis du quotidien.

L’enjeu est de taille : dans un monde post-COVID où les repères ont été bousculés, l’école devient le lieu privilégié pour ancrer ces réflexes. Pour l’enseignant, le mieux-être est le socle de la prévention de l’épuisement professionnel ; pour l’élève, c’est la condition sine qua non d’un apprentissage serein. C’est dans cette optique que l’ISFEC Bourgogne Franche-Comté intègre cette thématique au cœur de ses réflexions, convaincu que la performance pédagogique ne peut être dissociée de la santé globale de la communauté éducative.

Les Compétences Psycho-Sociales (CPS) : Le levier de l’épanouissement

Pour passer de la théorie à la pratique, l’ISFEC Bourgogne Franche Comté a placé les Compétences Psycho-Sociales (CPS) au centre de ses dispositifs de formation. Savoir gérer ses émotions, développer son empathie ou résoudre des conflits de manière constructive ne sont plus des « plus » pédagogiques, mais des nécessités absolues. Nos modules dédiés accompagnent les enseignants pour qu’ils puissent, à leur tour, transmettre ces clés aux élèves. En travaillant sur la connaissance de soi et la relation aux autres, nous transformons le climat scolaire. Former aux CPS, c’est donner aux éducateurs les outils pour accompagner les élèves d’aujourd’hui vers une citoyenneté équilibrée et résiliente.

Retour des formations

Mieux-être à l’école : une journée pour cultiver les compétences psychosociales et l’empathie

Cultiver l’empathie et les CPS : Retour sur la deuxième journée de formation au CUCDB

Transformer le climat scolaire : retour sur la formation CNV

Mieux-être et CUA : quand l’inclusion devient source d’épanouissement

Peut-on réellement parler de mieux-être à l’école si certains élèves (ou enseignants) se sentent constamment en situation d’échec ou d’inadaptation ? La réponse est non. C’est ici que la Conception Universelle des Apprentissages (CUA) rejoint la quête du mieux-être.

La CUA n’est pas une simple méthode de différenciation pour les élèves à besoins particuliers ; c’est une philosophie de conception qui vise à lever les barrières à l’apprentissage pour tous, dès la préparation de la leçon. En offrant de la flexibilité dans la manière dont les élèves s’engagent, reçoivent l’information et expriment leurs acquis, la CUA réduit drastiquement le stress lié à la performance unique.

Le lien avec le mieux-être se joue sur trois piliers fondamentaux :

  1. Le sentiment de compétence : En proposant des parcours variés, la CUA permet à chaque élève/ apprenant de trouver sa voie de réussite. Ce succès nourrit l’estime de soi, composante essentielle du mieux-être.
  2. L’autonomie : La CUA encourage l’élève à devenir « expert de son propre apprentissage ». Cette reprise de pouvoir sur son parcours diminue le sentiment d’impuissance souvent générateur d’anxiété.
  3. La réduction de la stigmatisation : Puisque les outils (écouteurs, supports visuels, dictée vocale) sont accessibles à tous et non réservés à quelques-uns, le climat de classe devient plus serein et inclusif.

En intégrant la CUA dans nos modules de formation, l’ISFEC Bourgogne Franche-Comté propose une approche holistique : on ne soigne pas seulement le climat relationnel, on adapte l’environnement pédagogique pour qu’il soit, par nature, bienveillant et capacitant.

La CUA : transformer la diversité des élèves en levier de réussite sans s’épuiser

Le mieux-être : un pilier des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Travailler sur le mieux-être à l’école n’est pas qu’une question de confort personnel, c’est répondre à des enjeux de société globaux.

ODD 3 : Bonne santé et Bien-être

C’est le lien le plus évident. L’ODD 3 vise à « garantir une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges ». À l’école : En formant aux CPS, on travaille sur la santé mentale des enseignants et des élèves. On prévient le stress, l’anxiété scolaire et on favorise une hygiène de vie émotionnelle qui est la base de la santé globale.

ODD 4 : Éducation de Qualité

Une éducation de qualité ne se limite pas à la transmission de savoirs académiques (lire, écrire, compter). L’apport des CPS : L’UNESCO souligne que pour apprendre, un enfant doit se sentir en sécurité et soutenu. Le mieux-être est le terreau fertile de l’apprentissage. Former les enseignants à ces compétences, c’est leur donner les clés d’une pédagogie inclusive et efficace, adaptée aux défis du XXIe siècle.

ODD 16 : Paix, Justice et Institutions efficaces

Cet objectif prône la réduction de la violence et la promotion du « vivre-ensemble ». Le rôle de l’ISFEC BFC : Les modules de formation sur la gestion des conflits, l’empathie et la communication non-violente (CNV) contribuent directement à instaurer un climat scolaire serein. En apprenant aux élèves à gérer leurs émotions et à respecter celles des autres, on forme les citoyens de demain à la culture de la paix.

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