Les 9 et 10 mars 2026, les référents régionaux EFFATA se sont réunis à l’IFP d’Arras pour deux journées intenses de réflexion, de partage et d’expérimentation technologique. Ce séminaire a permis de dresser un bilan des formations en cours tout en ouvrant des perspectives fascinantes sur l’usage de la Réalité Virtuelle (VR) .



Un élan de formation à concrétiser
Le premier temps fort de cette rencontre a porté sur l’analyse de l’offre de formation actuelle. Si l’engouement est réel avec 1058 inscrits, un défi majeur subsiste : transformer l’intention en action. Avec 508 participants effectifs, l’enjeu des prochains mois sera d’« enrôler » les formateurs motivés mais n’ayant pas encore franchi le pas de la participation. Une communication densifiée, avec des visuels clairs et la mise en ligne de nouvelles ressources, est déjà programmée pour soutenir cet effort.
Plongée au cœur de la Réalité étendue (XR)
Le point d’orgue de l’événement fut l’apport théorique et pratique de Vincent REYNAERT (Université Catholique de Lille) sur la réalité virtuelle. Entre réalité augmentée (superposition d’infos), réalité virtuelle, réalité mixte et réalité étendue (XR), les participants ont pu clarifier les concepts et tester des équipements de pointe comme le Meta Quest 3.
Après les apports théoriques, des pistes pour explorer tout le spectre de la création immersive :
- Les applications clés en main (BodyVaps, SimX) pour un déploiement rapide.
- Les plateformes auteurs (Uptale, Thinglink, CoSpaces) pour scénariser des environnements 360° en quelques semaines.
- Les moteurs 3D (Unity, Unreal Engine) pour le sur-mesure, désormais assistés par des outils d’IA comme Muse pour accélérer le développement.


Entre neurosciences et technique : l’engagement de l’apprenant
Au-delà de l’outil, c’est l’aspect cognitif qui a été placé au centre des débats par et Benjamin DE WITTE (Université de Lille) . Grâce au modèle CAMiL, les référents ont analysé comment la « présence » (le sentiment d’être dans la scène) et « l’agency » (la capacité d’action) boostent la motivation intrinsèque. Un point de vigilance a toutefois été soulevé : le cyber sickness (mal des transports virtuel), rappelant que la technologie doit toujours être au service du confort et de l’architecture cognitive de l’apprenant.

Des ateliers pratiques en VR
La seconde partie de la journée a été dédiée à la pratique : captation de vidéos 360° avec Insta 360, transfert vers les casques VR. Des pistes d’applications à tester:
National geographic explore VR
Open Brush – 3D Painting
Mission ISS
NovaScience
Ocean Rift



Un atelier sur la scénarisation
Après une distinction entre les termes comodal, bimodal ou hybride en travaux de groupes. Les échanges sur les situations vécues (parfois marquées par des aléas techniques) ont permis d’affiner les possibilités et d’identifier les limites de ces modalités de formation.
Un temps fort a été consacré à la clarification des concepts de comodalité, bimodallité et hybridation. En s’appuyant sur des travaux de groupe, les référents ont confronté leurs définitions aux réalités du terrain.
Les échanges sur les situations vécues — parfois marquées par des « bugs » techniques ou le sentiment d’isolement des apprenants à distance (les fameux « invisibles ») — ont permis d’identifier précisément les limites de chaque dispositif.



Un accueil d’exception à l’IFP d’Arras
Enfin, ce séminaire n’aurait pas été la même réussite sans l’accueil chaleureux de l’IFP d’Arras. Un immense merci à Blandine pour une organisation sans faille qui a permis à chacun de se concentrer pleinement sur les enjeux pédagogiques dans une ambiance conviviale. Ce fut un véritable succès collectif, et c’est avec des souvenirs plein la tête — et quelques spécialités locales comme les célèbres Rats d’Arras dans nos valises — que les référents ont repris la route, prêts à déployer ces innovations dans leurs établissements respectifs.

